La première étape est franchie: avec une large alliance d’organisations, nous avons déposé aujourd’hui l’Initiative pour la protection des aliments. Nous envoyons ainsi un signal fort en faveur de la liberté de choix et de l’évaluation des risques. Grâce à votre aide, nous avons remis 137’00 signatures à la Chancellerie fédérale. Le peuple suisse pourra donc se prononcer sur les nouvelles techniques de génie génétique.

Moratoire depuis 2005
En suisse, un moratoire sur la culture commerciale de plantes génétiquement modifiées dans l’agriculture est en vigueur depuis 2005. Le Parlement a déjà prolongé ce moratoire à cinq reprises. Lors de la dernière prolongation, il a chargé le Conseil fédéral de proposer un régime d’homologation pour les «nouvelles techniques génomiques (NTG)».
Nouvelles techniques génomiques: réglementation, promesses et risques
En avril 2025, le Conseil fédéral a ouvert une consultation sur la nouvelle loi relative aux végétaux issus des nouvelles «technologies de sélection». Ces nouvelles technologies promettent des modifications rapides et ciblées du patrimoine génétique et devraient apporter des solutions en matière d’adaptation au changement climatique, de santé végétale et de sécurité alimentaire.
Malgré une application «plus précise», elles comportent des risques liés à des modifications génétiques involontaires (Off-Target-Effect), à la modification des composants végétaux, à d’éventuels dommages environnementaux dus aux croisements et à des conséquences à long terme encore inconnues. Les nouvelles techniques de génie génétique modifient les génomes et doivent être réglementées dans la loi sur le génie génétique.
L’initiative exige la liberté de choix et l’évaluation des risques
Afin de garantir à l’avenir la liberté de choix pour les producteurs lors de l’achat de semences et pour les consommateurs lors de l’achat de produits, ainsi qu’une évaluation complète des risques lors de l’octroi d’autorisations, l’initiative pour la protection des aliments a été lancée en septembre 2024, soutenue par l’association Gen Au Rheinau l’Alliance suisse pour une agriculture sans génie génétique (ASGG), Bio Suisse et de nombreuses autres organisations actives dans les domaines de l’agriculture, de la protection des consommateurs et de la protection de l’environnement.
L’une des préoccupations majeures de l’Association des petits paysans en cas de déréglementation accordée aux NTG sans évaluation des risques, ni traçabilité des produits ou étiquetage transparent, est la menace sur la liberté de choix, autant pour les paysannes et paysans de produire sans OGM que pour les consommateurs et consommatrices de ne manger aucun OGM.
Les promesses des grandes entreprises de réduction des pesticides et de lutte contre le changement climatique grâce aux OGM n’ont jusqu’à présent pas été tenues. En revanche les profits financiers pour les multinationales sont prometteurs pour ceux qui font breveter des semences et produisent entre autres les pesticides qui vont avec. Cette concentration du pouvoir met en jeu notre souveraineté alimentaire.
Renforcer les approches globales
L’Association des petits paysans voit l’avenir de l’agriculture dans un système qui mise sur la diversité et une production respectueuse des ressources locales. Pour le bien commun, il faut investir des ressources dans des approches globales telles que l’agroécologie et la sélection de plantes adaptées au site. L’Association des petits paysans réclame depuis toujours une réglementation stricte des OGM, y compris les NTG, afin de garantir la liberté de choix, et soutient donc l’initiative pour la protection des aliments.
- L’initiative pour la protection des aliments
- Alliance Suisse pour une agriculture sans génie génétique
Plus d'informations
Dossier thématique Génie génétique et sélection
Dans notre dossier sur le génie génétique et la sélection, vous trouverez des réponses et des informations de fond.
Notre engagement politique
Par notre travail, nous nous engageons également sur le plan politique en faveur d’une agriculture de qualité tournée vers l’avenir. En savoir plus sur notre travail politique.